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Cybersécurité : gare aux failles des imprimantes

Parmi les potentielles fragilités d’un système d’information, les imprimantes sont souvent négligées selon une enquête Censuswide / Sharp.

48 % des collaborateurs d’entreprises ignorent que les imprimantes, notamment les multi-fonctions (MFP), peuvent être piratées, 55 % qu’un document peut y être intercepté par un pirate. 90 % jugent que les imprimantes ne constituent en aucun cas un risque de cyber-sécurité même si 22 % admettent savoir qu’une imprimante peut être piratée, 46 % n’ayant jamais entendu parler de piratages d’imprimantes. Ces résultats effrayants sont extraits d’une étude menée par le cabinet Censuswide pour le compte de Sharp Europe.

A la décharge des collaborateurs, 40 % de ceux-ci indiquent qu’ils n’ont jamais été formés formellement à l’usage sécurisé des MFP, 52 % que les MFP sont en libre-usage sans authentification. C’est le cas notamment pour 44 % des employés de services juridiques et ressources humaines. 16 % avouent également avoir déjà imprimé un document téléchargé alors même qu’une alerte de sécurité était apparue, 23 % qu’ils avaient déjà pu consulter sur une imprimante une information pour laquelle ils n’étaient pas habilités. Et 31 % ajoutent qu’ils ne savent pas que l’entretien des MFP ne peut être effectué que par du personnel habilité.

L’équipe de recherche Vpnmentor a encore frappé en découvrant le 12 février dernier une base de données de Decathlon Espagne sur un serveur Elasticsearch non sécurisé. Les chercheurs ont mis la main sur un fichier de 9 Go de données, comprenant environ  123 millions d’enregistrements sur les clients et les employés de la chaîne de magasins de sport. Parmi les données disponibles, ils recensent : des noms, des prénoms, des mails, des identifiants employés, des mots de passe non chiffrés, des logs d’API, des numéros de sécurité sociale, des informations sur le contrat de travail, des emails clients, etc.

Un cocktail explosif pour des cybercriminels qui pourraient mener des campagnes de phishing, du vol d’identité ou de l’espionnage économique. Dans une première analyse, l’exposition des données concerne Decathlon Espagne et probablement Decathlon Royaume-Uni, mais les chercheurs n’excluent pas la présence de données issues d’autres pays.

Vpnmentor a averti Decathlon du problème le 16 février et la base de données incriminées a été fermée le 17 février. Contactée par nos confrères de Security Mag, l’enseigne d’origine française, minimise la portée et la taille de la base de données découverte. Pour Decathlon, « seul un petit pourcentage d’utilisateurs est concerné actuellement ». Il n’en demeure pas moins que la sécurité de Decathlon a été mise en défaut et remet en lumière les mauvaises configuration des serveurs Elasticsearch ou des buckets S3.

Sollicité par la rédaction, le service de presse de Decathlon précise qu’ « un incident a bien été détecté et résolu par nos équipes sur place. L’incident a affecté des données techniques internes et en aucun cas des mots de passes ni des numéros de cartes bancaires de clients espagnols. Sur les 123 millions de données mentionnées seuls 0,03% sont des données d’utilisateurs espagnols (nom, prénom, e-mail)  et les 99% restants des données techniques internes propres à Decathlon Espagne ».

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